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BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud

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Braedan MulliganBraedan Mulligan
❝ Messages : 79
❝ Arrivé(e) depuis le : 08/05/2015
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BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud Vide
MessageSujet: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:22


 
Braedan Mulligan

NOM » Mulligan PRÉNOMS » Braedan SURNOMS » Brad, Dan, c’est comme vous le sentez.  AGE »  36 ans, mais dans sa tête on dirait pas.  DATE DE NAISSANCE » 10 avril 1979.  LIEU DE NAISSANCE » Derry, Irlande.   ORIGINES » Irlandaises et c’est tout, aux dernières nouvelles. MÉTIER »  Propriétaire de son propre garage. ORIENTATION SEXUELLE » Hétérosexuel. STATUT » Père célibataire, divorcé mais ça remonte à loin et c’était à Las Vegas.  QUARTIER » Wiltse. DATE D’ARRIVÉ A PENTICTON » Mars 2012. GROUPE » Love Actually.


je suis un peu bizarre

ses passe-temps préférés se résument à retaper ses vieilles voitures, jouer avec son fils, s'entraîner et bien curieusement le jardinage. ♦️ fume des clopes et des joints de temps en temps, pour passer le temps et se détendre, mais il ne se considère pas comme un grand fumeur. ♦️ il a racheté récemment le garage où il travaillait, en devenant le propriétaire et le patron. ♦️ on le retrouvera assez fréquemment dans les bars et les boîtes de striptease lorsqu'il se sent un peu trop seul. ♦️ un tantinet exhibitionniste sur les bords, ou plutôt nudiste, il n'est pas rare de le voir oublier de baisser les rideaux chez lui. ♦️ on lui reproche souvent de ne pas écouter quand on lui parle, c'est un peu vrai mais pour sa défense il a un léger déficit d'attention. ♦️ amateur de vieilles voiture, il rachète des vieilles carcasses qu'il remonte dans ses temps libres. son dernier bébé est un Cutlass 67, une voiture américaine qu'il a acheté sans hésiter. ♦️ il a une petite sœur qu'il considère comme sa meilleure amie. ♦️ il adore avoir le dernier mot mais il déteste la dispute. ♦️ donne des conseils mais est incapable de les suivre.

derrière l'écran
PSEUDO » Snatch. PRÉNOM » Marianne, mais c'est moche on le dit jamais. AGE » 22 ans, 23 dans trois mois mais osef.  VILLE/PAYS » CANADA.  OU AS-TU CONNUS OC ? » Sur Skype.   TEMPS DE CONNEXION » Tout le temps, j'ai pas de vie. SCENARIO OU INVENTE » Je suis pas mal certaine que c'est moi qui l'ai créé.  AUTRE CHOSE » FYEAH ENFIN IL ÉTAIT TEMPS. BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 367176868

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Once Upon a Time

(Braedan, 10 ans)
« Braedan! Braedan reviens ici! Redonne-moi ça t’es pas marrant! » La petite voix nasillarde que l’on entend au fond du couloir, c’est Darcy, ma petite sœur. Sa poupée préférée à la main, je déambule dans la maison et le plancher de bois craque sous mes pas. Elle les entend clairement et me suit à la trace, elle a toujours été plutôt futée. Elle déteste quand je lui pique ses affaires, mais c’est tellement drôle de la voir se fâcher et devenir rouge comme une tomate que je ne peux pas résister à la faire choquer. On a cinq ans de différence, Darcy et moi. Nous sommes les deux seuls enfants, du moins pour le moment. Ma mère est enceinte, mais on ne sait pas encore qu’elle ne mènera jamais cette grossesse à terme. Elle fera une vilaine chute dans les escaliers en voulant sortir les poubelles. Combien de fois elle avait dit à papa que quelqu’un finirait par se tuer dans les marches du gros escalier de fer avant que ça se produise? Il le changera par la suite, mais il sera déjà trop tard de toute façon. « Braedan, redonne sa poupée à ta sœur, elle te l’a demandé déjà assez poliment! » J’entends mon père s’approcher lui aussi, et voilà je suis foutu, si je ne lui redonne pas sa satanée poupée je risque d’être puni ou pire encore, privé de dessert. Regardant la poupée de chiffon pas particulièrement belle, je me demande ce que ma petite sœur pouvait bien lui trouver. La petite rouquine apparaît en courant dans le couloir, prête à me sauter dessus et le regard froncé. J’ai envie d’éclater de rire à sa bouille sérieuse et autoritaire. « Tu pourrais au moins dire ‘s’il te plaît’, c’est pas très poli sinon. » Elle me fait une grimace et m’arrache la poupée des mains avant de la serrer dans ses bras comme s’il s’agissait de l’objet le plus précieux de la terre. Enfants, on se disputait souvent Darcy et moi, comme tous les gamins. En vieillissant, j’étais le grand frère protecteur mais elle avait un sale caractère donc elle n’avait pas vraiment besoin de moi sur ce point. Les garçons un peu trop chiants, elle leur bottait les fesses par elle-même. Les parents travaillaient souvent, alors il arrivait assez fréquemment que l’on soit tous les deux à se débrouiller pour la soirée. C’était plutôt bien, on se regardait un film ridicule bien souvent, et on finissait par s’endormir sur le canapé. Je me réveillais toujours en premier et la traînais dans mes bras jusqu’à sa chambre pour la border. Pendant un moment, elle a cru qu’elle était somnambule. Je n’ai pas démenti cette supposition, jusqu’à ce qu’elle me prenne sur le fait à l’allonger sur son lit et replacer les couvertures. Je fais mine de m’éloigner en sifflotant mais elle n’achète pas mon attitude innocente. Elle fait bien, car dès qu’elle se retourne pour retourner dans la salle de jeux qui est en fait le salon, je me jette sur elle et l’attrape. Elle hurle, un cri pas vraiment effrayé et me tape dessus avec ses petits poings. « BRAEDAN, LÂCHE TA SŒUR. » Je soupire, puis la chatouille un peu. Elle cesse de hurler et se contente de rigoler, laissant tomber la poupée sur le sol. « Dis, tu veux pas venir jouer avec moi? » Je la regarde en grimaçant. « T’es sérieuse, à la poupée? » Elle ricane. « Non, idiot, au parc. » Mes parents ne la laissent jamais y aller seule. Je regarde en direction de la cuisine, ma mère est occupée. Pourquoi pas, le soleil s’est enfin pointé le bout du nez après tout. « C’est bon, mais j’suis pas ton esclave de la balançoire aujourd’hui hein. » Je dis ça, mais je vais tout de même finir par la pousser haut dans les airs quand elle me le demandera.
(Braedan, 15 ans)
« C’est horrible! Tes notes ont encore chuté cette étape-ci! Si tu continues comme ça, ta petite sœur va te rattraper et être diplômée avant toi…Braedan, est-ce que tu m’écoutes? » Un claquement de doigt au bout de mon nez me sort de mes pensées. Il m’arrive plutôt souvent de ne pas écouter lorsqu’on me parle des cours ou de tout ce qui se rapproche de ça. Je n’ai jamais vraiment été très passionné par l’école et ça se voit bien dans mes résultats scolaires. Réalisant que je n’écoutais pas un mot de ce qu’elle me disait, ma mère soupire et se prend la tête entre les mains. Au moins, ils ont Darcy. Je sais qu’ils ne veulent pas le dire, mais ça se voit dans leur visage que c’est ce qu’ils pensent. Ça ne m’offense pas trop, en même temps j’adore ma sœur. Elle finira sans doute neurochirurgienne ou scientifique à trouver un remède pour une maladie incurable. La porte d’entrée claque et interrompt notre conversation, du moins le monologue de ma mère. Je suis soulagé pendant un instant, mais ça ne dure pas très longtemps. La voix tonitruante de mon père résonne et je pense même que le mur qui nous sépare tremble pendant quelques secondes. « BRAEDAN MULLIGAN, OÙ ÉTAIS-TU ENCORE PENDANT TES COURS DE MATHS ET D’ANGLAIS? » Ma mère me regarde d’un air interrogateur, elle aimerait bien me défendre mais disons que j’ai un peu – beaucoup – tendance à chercher les ennuis. Mon père lance sa mallette qui échoue sur le plancher de bois et s’approche de nous. Il regarde ma mère d’un air tendre, puis moi avec un peu moins d’affection. Il n’est visiblement pas très content. « L’école a encore appelé. Bordel, est-ce que tu te rends compte que c’est la troisième fois cette semaine? Et on est seulement mercredi… » Il tire sur la troisième chaise et s’y affale. Mon père est cadre dans une usine. Il rentre souvent avec une sale humeur et mon attitude qu’il juge comme « inconsciente » n’aide pas du tout son cas. Encore heureux que je ne fréquente pas encore les filles. Non, ça, ça ne viendra que l’année suivante. Ma mère s’arrachera les cheveux et mon paternel aura envie de m’étrangler à chaque nouvelle demoiselle qui franchira le seuil de la porte. Si elle se rend à cette étape cruciale, bien entendu. Inutile de dire que ce sera plutôt rare, pendant un certain temps, et que je préférerai nettement les sièges arrière de voiture ainsi que les toilettes publiques et les parcs sombres. On fait avec ce que l’on a, quand on est adolescent. « Est-ce que tu penses à ton avenir, parfois? » J’ai seulement quinze ans, quand je pense à mon avenir, je ne vois pas grand-chose. En même temps, quel ado de quinze ans pense à son avenir? « Bah, pas vraiment. » Ma mère pose une main sur l’épaule de mon père, et celui-ci hoche la tête et soupire, exaspéré. « Braedan, enfin, c’est toute ta vie que tu mets en jeu. Arrête de faire le gamin, tu es presque un homme. » J’arque un sourcil. Un homme. Quand je lui pique une bière, c’est pas ce qu’il dit pourtant. Je pense que je suis un homme quand ça lui chante. Je hausse les épaules. « J’aime pas l’école, c’est pas mon truc. Je me sens pas à ma place. » Ma mère se met à pleurer et mon père me gifle. Bah voilà, c’est ce que ça donne l’honnêteté. « Quand tu auras dix-huit ans, tu feras ce qui te plaît, mais pour l’instant, tant que tu vivras sous mon toit, mon fils, je ne veux plus entendre parler de tes conneries. » J’ai continué à sécher les cours, mais au moins mes notes se sont améliorées. J’ai rencontré des gens qui m’ont bien aidé à ce niveau-là, pour recopier leurs devoirs. Heureusement d’ailleurs. Je crois pas que j’aurais un diplôme.
(Braedan, 19 ans)
Je suis le plus vieux de ma promo et je me tiens fièrement – enfin, si on peut dire – sur le podium avec les autres gradués, mon diplôme en main, ce sourire idiot sur les lèvres. Je suis aveuglé par les flashs des appareils photos, comme tous les autres étudiants qui en ont marre et qui ont hâte de rentrer faire la fête pour célébrer la fin des examens. Tout le monde va se réunir au pub du coin, ce soir, et s’éclater. Sauf moi, qui bosse. Un coup de coude dans mes côtes me fait sortir de mes pensées. « Hey, Dan, t’es certain que tu peux pas te libérer? » Je soupire. Cole est le petit nouveau qui travaille avec moi depuis peu. Il a eu dix-huit ans cette année et ils l’ont embauché pour laver les verres sales. Ce soir le pub lui a donné son congé pour qu’il puisse fêter sa graduation. Je n’ai pas cette chance, je suis barman. Je hoche négativement la tête. De toute façon cette soirée sera beaucoup trop payante pour la laisser passer. « Je peux pas, désolé. C’est pas grave, on fêtera un autre soir, mec. » Il hoche la tête. Il est plutôt sympa, même s’il est un peu coincé par moment. Le cliché du type binoclard et boutonneux, quoi. Aussitôt la cérémonie terminée, j’allume une cigarette, puis profite du fait que mes parents ne soient pas dans mes pattes pour la troquer pour un petit joint. Ça fait quelques années que je fume, mais je préfère éviter de les scandaliser avec l’herbe. Surtout mon père, je crois qu’il me foutrait une raclée monumentale s’il apprenait. Alors que je m’appuie contre le mur de brique rouge, collant ma tête contre celui-ci, un ouragan roux arrive devant moi et m’arrache le joint des mains. « Non mais ça va pas!? » Je fronce les sourcils et regarde Darcy qui tire une longue latte de la cigarette magique. Je hoche la tête, un peu découragé. Elle s’est légèrement rebellée, la petite, même si elle reste méga-sage aux yeux des parents. « Non mais si tu croyais passer incognito avec moi, tu te trompes. » Je la regarde. Elle ne fait pas ses quatorze ans, franchement. « Tu vas faire la fête avec tes potes ce soir? » Je hoche négativement la tête. « Non, je travaille, faut bien que je paie cet appartement. » Elle lève les yeux au ciel. J’ai prévu partir dans quelques mois, j’ai trouvé un logement pas très cher et décent, puis je pourrai faire mon cours de mécanique loin de mes parents et de leurs commentaires disgracieux à propos de mon prétendu manque d’ambitions. Parce que selon eux, réparer des voitures, c’est pas un métier très noble. Pourtant, mon père n’est pas avocat ou ma mère médecin, alors je ne comprends pas pourquoi ils critiquent tant. Darcy n’aime pas trop l’idée que je parte tout seul, je pense qu’elle a peur que ça tourne mal. Pourtant je ne m’inquiète pas trop pour ça. Je fais bien des conneries, mais je suis assez débrouillard. « Eh merde! » Elle jette le joint au loin alors que j’entends des pas qui se dirigent vers nous. Les parents. Je soupire et Darcy se jette dans mes bras, faisant mine d’être toute contente. Elle est franchement maligne, la petite.
(Braedan, 22 ans)
Ça fait bien un an que l’on économise pour ce voyage, Cole, Connor et moi. Las Vegas, Nevada. Les États-Unis d’Amérique. C’est venu sur un coup de tête à la base, quand Connor a couché avec cette agente de tourisme et qu’il a trouvé cette brochure qui traînait sur la table de sa cuisine. Puis le projet a vraiment pris forme dans nos têtes. Les gars allaient avoir vingt-et-un ans, moi vingt-deux, on aurait tous notre majorité et on pourrait faire tout ce qu’on voudrait là-bas. Les casinos, les jolies filles dans les bars de luxe, bref, ça sonnait comme le paradis pour nous et plus on planifiait le voyage, plus on jugeait cette idée comme géniale.
C’est au bar de l’hôtel que l’histoire a commencé à prendre une toute autre tournure pour moi. Assis sur le petit tabouret face au barman, je bois avec dédain la bière qui goûte étrangement l’eau. Il faut dire qu’entre la bière irlandaise et celle américaine, il y a un monde. Les gars m’ont déjà abandonné pour aller tenter leur chance sur les machines de loterie, très peu pour moi personnellement. Je n’ai jamais été très chanceux avec ces trucs, et j’attends les vrais casinos, ceux gigantesques que l’on voit dans les films. Des voix m’interpellent, ou plutôt des accents. C’est difficile à manquer, l’accent irlandais. Particulièrement en plein milieu de Las Vegas. On ne s’attend pas à l’entendre, bien qu’il y ait des milliers de touristes. Je cherche des yeux les propriétaires des voix claires qui discutent, et je ne tarde pas à les trouver. À cette heure du jour, il n’y a pas grand monde au bar. Peut-être parce que les gens ne boivent pas à dix heure du matin. Deux brunettes et une blonde aux cheveux bouclés. Celle-ci éclate de rire, plongée dans la discussion qu’elle a avec ses amies. Elle est particulièrement jolie. J’abandonne ma bière et sans plus réfléchir, je marche jusqu’à elles, enfouissant mes mains dans mes poches. Les trois filles me regardent et une des deux brunettes me lance un sourire amusé. « Salut, on peut t’aider? » Je réalise que je ne sais pas trop quoi leur dire. Je pourrais leur sortir le cliché du verre, mais elles semblent déjà plutôt bien servies sur ce coup. « Non, en fait j’ai cru comprendre que vous étiez irlandaises… » Je passe une main dans mes cheveux et mon regard croise les grands yeux bleu de la blondinette. Elle glousse et rougit. Sa comparse ne semble pas aussi ravie de me voir et arque un sourcil. « Ouais, et toi aussi? C’est cool. T’es quand même pas venu ici seul, non? Pourquoi tu ne retournerais pas voir tes potes? » Je me fais carrément rembarrer. J’écarquille les yeux et les mains toujours enfouies dans les poches, je m’apprête à partir mais la blonde prend la parole. « C’est bon, Kate, laisse-le. Tu veux t’asseoir avec nous? Moi c’est Ally. » Elle me fait une place sur sa banquette et je ne prends pas beaucoup de temps avant de m’installer à ses côtés. « Braedan pour moi. Enchanté, et désolé Kate, je voulais pas gâcher ta matinée. » Je lance un sourire moqueur à la dénommée Kate et l’autre brunette, qui je l’apprendrai plus tard s’appelle Allison, rigole.
***
Ses doigts tracent des cercles invisibles sur mon biceps et je ramène la couverture vers nous. Les boucles blondes d’Ally chatouillent mon cou, et je dépose un baiser sur son front. « C’est de la folie, tu le sais bien. » Elle glousse et me pousse l’épaule de son poing fermé, puis je lui adresse un large sourire. Ça fait à peine trois jours que l’on se connait, mais je suis complètement fou d’elle. Je suis persuadé que c’est la femme de ma vie, à vrai dire. La future mère de mes enfants, littéralement. « Et alors, pourquoi pas? » Je lui ai demandé de m’épouser avec la bague que j’ai achetée dans une petite boutique. J’ai gagné au black jack, pas une énorme somme mais assez pour acheter un joli diamant. Elle me regarde et glousse, puis hoche la tête avant de m’embrasser. Elle remonte la couverture au-dessus de sa tête et monte sur moi, et mes mains se posent sur ses hanches. Quelques heures plus tard, je suis marié avec Ally. Inutile de dire que ma famille a eu un choc à mon retour au pays.
« Non mais tu déconnes, t’as épousé une meuf à Vegas?! » Darcy me lance le coussin qui traîne sur le canapé et me regarde avec de grands yeux, ce regard rempli de reproches qu’elle me fait toujours lorsqu’elle n’est pas d’accord. Ally n’est pas encore emménagée pour le moment, on a préféré attendre que tout le monde soit au courant. n’est pas encore emménagée pour le moment, on a préféré attendre que tout le monde soit au courant. « Relax, tu dis ça comme si c’était super dramatique. » Ma petite sœur se lève et respire un grand coup. Je pense que si elle en avait la force, elle me frapperait super fort. « Non mais c’est super grave! Merde, Dan, franchement, tu la connais depuis quoi, deux semaines? Bordel… » Elle jure comme un bûcheron, et se tape la main sur le front avec cet air vraiment découragé. Du haut de ses dix-sept ans, elle est mille fois plus mature que moi. Je souris, même si ce n’est pas très drôle. « Calme-toi, tu vas voir elle est super sympa. Et je l’aime, tu sais. » Elle me lance un regard encore plus énervé. « Braedan, tu l’aimes pas, tu couches avec elle depuis deux semaines. T’as aucune idée de ce que c’est l’amour! » Je fronce les sourcils. « Et alors, t’en as aucune idée non plus. » Elle se tait et fait une moue boudeuse. Elle sait que je marque un point, mais il reste quand même qu’elle n’a pas tort, si ça se trouve ce n’est qu’une histoire de cul avec Ally et ça ne durera pas.
(Braedan, 23 ans)
Écrasant la dernière cigarette du paquet dans le cendrier, je regarde Ally partir en voiture par la fenêtre de l’appartement du troisième étage. Darcy, toujours aussi collante, me tape sur l’épaule pour me réconforter. « Arrête de te morfondre. Tu savais bien que ça durerait pas. » Elle a vraiment un don pour me réconforter, franchement. Je soupire, un peu agacé, puis me laisse choir dans le canapé. Je n’ai plus de clopes, et ce n’est certainement pas elle qui va me fournir. Je grimace et enfouis mes mains dans mes poches, regardant le sol un peu tristement. Je savais bien que ça ne durerait pas, effectivement. On ne peut pas faire durer un mariage comme celui-là, où l’on se connait depuis quelques semaines à peine et où on se marie sur un coup de tête. On n’avait pas vraiment de points communs, Ally et moi. Je suis mécano dans un garage, puis elle était étudiante en coiffure. Elle avait d’ailleurs horreur de ma coupe de cheveux, me reprochant toujours de ne jamais vouloir les couper plus courts. « J’suppose que je m’étais attaché. » En même temps, on est restés un peu plus d’un an ensemble. Treize mois, c’est le temps qu’a duré le mariage. « Arrête de pleurnicher, j’suis certain que tu vas trouver une nana bien et tout oublier d’ici deux semaines. » Je grimace et lève les yeux au ciel. Ma sœur a une bien drôle d’opinion de moi. « Tu dis ça comme si j’allais sauter toutes les filles du quartier, c’est sympa. » Elle rigole et sort un boitier métallique de sa veste qu’elle ouvre, découvrant des joints. Elle en glisse un entre ses lèvres, l’humectant légèrement avant de prendre le zippo qui traîne sur la table basse. Tirant une longue bouffée qu’elle retient un instant, elle fait passer et je fume à mon tour. « Tu sais, y’a quelques filles qui ont eu le cœur brisé dans le quartier. Laura O’Neil en parle encore. » J’éclate de rire et m’étouffe avec la fumée, tendant le joint à ma sœur. « Tu rigoles? Ça doit faire cinq ans, cette histoire. » J’aime bien discuter avec ma sœur, au moins elle me change les idées. Depuis qu’Ally a décidé de me plaquer, disons que j’ai le moral plutôt à plat. Les parents se contentent de me répéter qu’ils me l’avaient bien dit, et les gars ont depuis longtemps abandonné tous les commentaires à propos d’elle. Ils la trouvaient un peu superficielle et profiteuse. Je ne suis pas riche, c’est certain, mais j’ai tendance à être incapable de dire non. Ça m’a surement nui avec elle. « Tu veux pas une bière? » Ma sœur hoche la tête affirmativement et je me lève, marchant nonchalamment en direction de la cuisine, ouvrant le réfrigérateur à la recherche de deux bières. On discute longtemps, de tout et de rien, puis bientôt en regardant dehors je constate qu’il neige. Les joints défilent, les bières aussi, et sans trop y penser je souris et regarde ma sœur. « J’ai envie de faire un voyage, pour fêter mon divorce. » Je glousse un peu bêtement. « Tant que tu décides pas de te remarier. » J’éclate de rire et joue dans mes cheveux blonds. On aurait peine à croire que l’on est frère et sœur, elle rousse et moi bond. « Non, juste m’en aller d’ici, oublier un peu les parents et leurs morales débiles. » Elle éclate de rire, il faut dire qu’elle comprend parfaitement ce que je veux dire. Elle n’a jamais vraiment eu droit aux représailles de nos parents, étant l’enfant chérie de la famille, mais elle les a bien vu avec moi et sait qu’ils ne me lâcheront pas d’une semelle maintenant que je suis divorcé. « C’est vrai que c’est pas si mal comme idée. Tu comptes aller où? » Je hausse les épaules. Je ne sais pas trop en fait. Je pense aux États-Unis, sans doute est-ce encore le rêve américain qui me trotte dans la tête. « J’ai envie de retourner aux States. Pas à Vegas, cette fois, hein! » Elle écrase le dernier joint, puis hoche la tête avec un sourire amusé aux lèvres. « Toi et tes idées de con. » Je suis parti six mois plus tard, au grand désespoir de mes parents.
(Braedan, 23 à 25 ans)
Finalement, j’ai décidé de changer mon programme et de me poser au Canada, en Colombie-Britannique pour être plus précis. Bon, la première année j’ai surtout voyagé. Je n’avais pas envie de me poser, mais surtout de voir le coin de pays où j’avais décidé de poser mes valises. J’ai tout de suite été charmé par les paysages plutôt diversifiés, tout était tellement différent de l’Irlande, en fait il n’y avait aucune comparaison à faire, c’était un tout autre monde. J’ai tout de suite aimé les lieux, et j’ai pendant un long moment vécu dans une plantation de cerises, plantant ma tente directement sur leur terrain et me levant le matin pour aller cueillir des fruits. Certains auraient trouvé ça un peu bizarre, mais ça me convenait parfaitement. J’ai toujours aimé l’aventure, partir sans me poser de questions. C’était donc parfait pour moi, chaque jour était différent, sauf bien sûr pour ce qui était de cueillir des fruits bien sûr. On faisait la fête, je fumais, buvais, baisais, il n’y avait pas vraiment de problème à l’horizon. Puis j’ai rencontré Isabel. Quand j’y repense aujourd’hui, j’aurais dû prendre mes jambes à mon cou.
« Lâche-moi bon sang, Chad, j’te dis que c’est terminé. » Le grand brun à la peau basanée la suit près du feu de camp où nous sommes installés avec quelques amis. Je remue quelques tisons, histoire de ressusciter les flammes. Au loin, on peut entendre les vagues paisibles de l’océan caresser la plage. C’est comme ça tous les soirs, je descends de ma petite maison dans le centre-ville –si on peut vraiment appeler ça un centre-ville – pour les rejoindre à la plage. Je ne l’avais pourtant jamais vue, elle. Je fronce les sourcils quand le dénommé Chad attrape son avant-bras, l’attirant vers lui. « Moi j’te dis que c’est pas fini. » Je suis la conversation avec intérêt et mon voisin de bûche me donne un coup de pied sur le tibia, marmonnant que c’est toujours ainsi et de ne pas m’en mêler. Je fais une légère moue, puis je les regarde disparaître le temps d’un instant. Pourtant, mes sourcils se froncent bientôt. « Arrête, Chad, tu me fais mal. » Sans plus réfléchir, je me lève. Les regards des autres se posent sur moi, comme si je venais de faire une grosse connerie. Me dirigeant vers le couple, je constate qu’il la serre assez violemment.« Qu’est-ce que tu regardes, t’as un problème? » J’avais pas vraiment pensé à ce que je lui dirais, en fait. J’ai l’air un peu con planté là comme ça. « Écoute, mec, je cherche pas les problèmes. Fais juste la laisser tranquille. » Je devrais peut-être pas jouer au superhéros, puisqu’il éclate de rire. Au moins, comme ça, il la lâche. Toutefois c’est de moi qu’il s’approche. Il me fait bouffer son poing. Une fois, deux fois, et bientôt je peux sentir l’odeur du sang qui coule de mon nez. Il s’éloigne, mais pas avant d’avoir marmonné un truc. « Arrange toi avec elle, tu verras tu vas regretter. » Un peu sonné, je regarde la jolie blonde qui observe la scène d’un air scandalisé. Si j'avais su pourtant je l'aurais certainement écouté.
Un peu plus tard, on est assis dans son petit appartement avec une seule pièce en plus de la salle de bain. Elle a des billes en bois colorées nouées dans ses cheveux que je n’avais pas remarquées plus tôt et elle m’aide à nettoyer le sang séché sur mon visage. « C’était ton copain…. » Je n’ai pas le temps de terminer ma question qu’elle me coupe, répondant sèchement. « Ex-copain. On est plus ensemble. » Je hoche la tête et pince les lèvres, la regardant rincer l’éponge dans le bol d’eau chaude. « Tu viens d’où? T’es certainement pas du coin. » Elle me lance un petit sourire amusé, visiblement elle veut détendre l’atmosphère et éviter de parler du type de tout à l’heure. Je gratte mes cheveux sales, le sang leur a donné une légère teinte rosée. « J’suis irlandais, j’avais envie de voyager un peu. » Elle glousse. « Et t’es ici depuis quand? » Je réfléchis un instant. J’ai vingt-cinq ans. « En fait, ça fait deux ans. » Elle hoche la tête d’un signe de négation, puis se lève avec son bol pour se diriger vers l’évier emménagé dans le coin cuisine. Vidant l’eau rougie, elle me fait un petit sourire. « Tu partiras pas. » Elle avait raison, je suis encore ici aujourd’hui.
(Braedan, 27 ans)
« Braedan, est-ce que tu m’écoutes? » Oui. En fait pas réellement. Pour être honnête, je n’ai pas suivi un mot de ce qu’elle me racontait. Depuis deux ans que l’on est ensemble, Isa et moi, et ça arrive assez fréquemment que c’est comme ça. Je l’aime, c’est pas ça le problème. En fait c’est surtout qu’elle veut toujours tout mener, qu’elle ressent toujours ce besoin maladif de me garder en laisse et ça, c’est quelque chose qui me rend complètement fou. Quand je suis avec des amis, il faut qu’elle sache où je suis. Il lui arrive même d’arriver à l’improviste au bar, « juste comme ça par hasard » quand en fait je sais très bien qu’elle vient simplement pour me surveiller. « Tu vois, c’est exactement de ça que je parle. Tu t’occupes pas de moi. » Je soupire et bois une gorgée de bière, tapotant ma cigarette dans le cendrier. Elle est un peu pénible quand elle fait son cinéma. « Arrête, tu sais bien que c’est pas vrai. » Car c’est totalement faux, je l’adore. J’ai parlé d’elle à Darcy il y a deux semaines, quand je l’ai eue au téléphone. Elle trouvait que j’avais l’air heureux. Je le suis. Même si parfois les choses ne vont pas hyper-bien, ça finit toujours par s’arranger. Isabel a besoin de contrôle, et moi de liberté. Il faut juste apprendre à trouver un juste milieu. Ça finira bien par se faire tout seul. « C’est pas l’impression que tu donnes pourtant. » Je soupire, un peu ennuyé. Je ne réponds pas, j’aime pas trop les disputes et de toute façon je sais bien que je ne gagnerai pas.
« Dan,
J’ai décidé que c’était mieux si je partais. Je suis retournée vivre chez mes parents, ils sont à Vancouver. Je serai sans doute mieux là-bas, avec le temps je réalise que la banlieue et les trous paumés dans la nature, ce n’est peut-être pas fait pour moi. J’ai essayé de t’en parler, mais j’ai laissé tomber. Tu as l’air heureux ici de toute façon. Prends soin de toi.
Isa. »

J’ai trouvé la lettre sur son oreiller en me réveillant ce matin, demain aurait été notre anniversaire. Sans doute qu’elle a voulu me larguer avant la date fatidique. J’ai l’impression que mon monde s’écroule comme un château de cartes, elle est partie en laissant une vulgaire lettre. Apparemment j’étais pas assez attentif. Je chiffonne la lettre après l’avoir lu une vingtaine de fois, puis alors que je m’apprête à la jeter dans la corbeille à papier, je me rétracte et la garde dans le tiroir. Encore aujourd’hui, elle traîne quelque part, avec les deux autres lettres qu’elle me laissera plus tard.
Ça fait quatre mois qu’elle est partie et je sors à peine de chez moi. Je déprime plutôt rarement, mais depuis qu’Isabel est partie, j’ai l’impression qu’elle a emmené une partie de moi avec elle. Il y a deux semaines, c’était mon anniversaire et j’ai refusé l’invitation au bar, préférant rester enfermé dans mon appartement à regarder des programmes bidon à la télé. Darcy m’a dit qu’elle viendrait sûrement me voir quand elle aurait terminé sa session d’examens. Je préfère qu’elle ne me voie pas comme ça, j’ai l’air d’une loque humaine. Ce soir, c’est un soir comme les autres. La barbe non-taillée – quoique je n’ai jamais été un fan du rasage – et les cheveux un peu sale de la graisse des moteurs que j’ai réparés aujourd’hui, j’ai une mine pas très présentable. Je me traîne jusqu’au réfrigérateur, allant chercher une bière froide, puis on frappe à ma porte. Je pense à mes potes, quelqu’un qui s’est dit qu’on ne pouvait pas me laisser mourir seul dans mon appartement. Peut-être une visite surprise de Darcy, ou même inespérée de mes parents. Ils ne me parlent plus depuis que je suis parti. Je suppose que ça va leur passer. Je dépose la bière sur le comptoir puis les coups sur la porte se font un peu plus insistants. Je me racle la gorge, puis je jette un regard à l’œil magique. Mon cœur fait un bond dans ma poitrine quand j’aperçois Isabel. J’ouvre la porte sans hésiter et ne lui demande pas la moindre explication. J’ai été idiot, j’aurais dû lui poser un millier de questions dès le départ. Elle se met à pleurnicher, et moi à fondre. Je la serre dans mes bras, puis l’entraîne dans l’appartement. Elle n’a pas besoin de me dire un mot que je l’ai déjà pardonnée.
(Braedan, 30 ans)
J’ouvre la dernière boîte et commence à placer les assiettes dans l’armoire de la cuisine. Isabel m’a convaincu de déménager à Vancouver, pour être plus près de ses parents et aussi car ce serait plus simple pour elle de se trouver un emploi. Elle a coupé ses cheveux blonds en une petite coupe carrée, c’est tout de même joli mais je m’ennuie des tresses avec les billes colorées. Son père lui a déjà trouvé un emploi dans un cabinet d’avocat comme secrétaire, elle a décidé que la coiffure ce n'était pas vraiment pour elle. Depuis le temps, elle a changé, et on dirait qu'elle veut que je change aussi mais malheureusement les choses ne fonctionnent pas toujours ainsi. Pour ma part, je cherche un job, mais apparemment qu’on ne manque pas de mécanos dans le coin. En même temps, on vient seulement d’arriver, je suppose qu’il faut me laisser le temps de m’habituer. Je ne connais même pas la ville.
...
Ça fait déjà trois mois que je cherche mais je n’ai encore rien trouvé dans le journal. En faisant le tour des garages, j’ai bien remarqué qu’ils n’embauchaient personne. Isabel me fait la tête, elle pense que je ne fais pas d’efforts. Je fais des petits travaux par-ci par-là, mais je n’ai pas de vrai job. Il y a rien dans la mécanique. Elle me propose de retourner aux études, chose que je refuse catégoriquement. J’ai trente ans, je ne vais quand même pas retourner à l’école. Encore deux mois de recherche, puis je trouve enfin. On m’engage dans un garage, je commençais à désespérer et je commençais à en avoir marre d’Isa qui me parlait de retourner à l’école. Je saute sur l’occasion, à vrai dire je n’aurais pas pu tomber mieux. Je pense qu’Isa aurait préféré que je change de branche par contre. Que je me trouve un métier un peu moins manuel, sans doute, qui paraîtrait mieux. Elle n’en parle pas, évidemment, car c’est souvent comme ça que ça se passe avec elle. Elle reste silencieuse, puis finalement la bombe explose.
(Braedan, 31-32 ans)
Plusieurs fois durant les dernières années j'ai pensé à la quitter. Je n'ai jamais eu le courage. En fait je l'aime trop, même si parfois elle est insupportable. Je sais que j'ai un million de défauts, je ne peux pas lui en vouloir de me crier dessus parfois. Il lui arrive de claquer la porte, de dire qu'elle ne reviendra pas. Elle revient généralement le soir même, un peu ivre après avoir passé la soirée avec des amies. Si j'avais su comment ça se terminerait, je crois que je n'aurais pas hésité pourtant.
(Braedan, 33 ans)
Je suis assis sur le canapé, regardant un match de football américain. J’aime pas trop regarder le sport à la télé, pour être honnête, mais tant qu’à ne rien faire, aussi bien faire ça. La journée a été particulièrement épuisante, et je me suis permis de rouler un joint. Je ne fume plus beaucoup, sauf bien entendu pour la cigarette. J’entends des bruits de pas qui viennent vers moi. Je me suis fait pincer. « Éteins-moi ce truc, Dan, franchement t’es plus un ado! » Elle peut bien critiquer, mais il y eut un temps où elle fumait tout autant que moi. Je tire une dernier bouffée de l’herbe roulée et l’éteint dans le cendrier, soufflant la fumée doucement. Isabel pousse un long soupir. « Je t’avais demandé de plier les vêtements, tout à l’heure. T’as rien fait. » Je l’entends parler mais ne l’écoute pas. J’ai oublié, c’est tout. Je le ferai plus tard, c’est pas un drame. « Braedan, je t’avais juste demandé ça! » Je la regarde en levant les yeux au ciel. «Calme-toi, c’est pas grave, je le ferai plus tard… » Elle me coupe la parole et se met à gesticuler. « Plus tard, plus tard! C’est toujours comme ça avec toi. » Je ne comprends pas pourquoi elle s’énerve, ce ne sont que des vêtements. J’éteins le téléviseur et la regarde, posant mes mains sur mes cuisses. « Enfin, Isa, qu’est-ce qui va pas, t’as l’air à cran… » Elle fulmine, en réalité elle a l’air furieuse. « Bordel, Braedan, qu’est-ce que tu peux être con parfois! Et dire qu’après ça, tu veux des gosses. T’es même pas foutu de bouger le petit doigt dans l’appartement, et tu parles d’avoir des enfants! » On en a parlé une ou deux fois, à vrai dire c’était pas vraiment très sérieux comme discussion. On revenait d’une soirée à l’occasion d’une de ses amies qui justement était enceinte, puis notre autre discussion avait eu lieu un soir alors qu’elle venait d’avaler sa pilule. On en avait conclu que c’était pas le moment, mais elle était catégorique, si ça devait arriver, alors on se débrouillerait pour le garder. Elle a ce problème avec l’avortement, elle trouve ça cruel, qu’elle dit. « Enfin, Isa… » Elle marche bruyamment jusqu’à la chambre et j’entends la porte claquer. Je grimace. Ça ne sert à rien d’aller la rejoindre, elle doit sans doute bouder de toute façon. Je remets la télé, et les heures passent sans que j’entende le moindre son. Isa doit sans doute dormir. Je décide de faire pareil, m’écrasant sur le canapé. À mon réveil, elle n’est plus là. Toutefois, il y a une lettre sur la table.
« Braedan,
C’est terminé. Il n’y aura pas de nouvelle chance, ça ne fonctionne simplement pas, c’est tout. On n’est pas compatible. Je voulais que tu sois plus responsable, mais apparemment c’était trop te demander. Je vais repasser chercher mes affaires cette semaine, ne me cherche pas ça ne vaut pas la peine. Bonne chance dans ta vie, j’espère que tu vas grandir un peu.
Isa »

Je ne suis pas triste mais surtout blessé. Pour la deuxième fois elle m’a plaqué sans me dire un mot. Une stupide lettre grosse comme un mémo. Elle aurait pratiquement pu la mettre sur le frigo, juste à côté de la liste des courses. Entre le pain, le lait et les œufs, une note qui dirait « Braedan je te quitte ».
...
« Elle a fait QUOI? » Ma sœur hurle au téléphone et j’éloigne le combiné de mon oreille. « Darcy, ça va, je survis enfin. » Je ne comprends pas d’ailleurs pourquoi je ne suis pas détruit comme la première fois. Peut-être car justement ce n’est pas la première fois qu’elle me fait le coup. « Non mais attends, elle te largue comme ça, juste avec une note, ah la conne... » Je souris, elle me fait plutôt rire, sa réaction est plus excessive que la mienne. Il y a un long silence au bout du fil et je m’assois sur la chaise de la cuisine, le combiné collé à mon oreille, puis je regarde l’heure. Il est tard, mais avec le décalage horaire c’est toujours compliqué de lui parler. « Ça veut dire que tu vas revenir, ça ? » Je m’attendais à cette question. Mon sourire se défait lentement. Ma sœur m’a dit plus d’une fois qu’elle aimerait que je revienne en Europe. Je pourrais peut-être faire la paix avec mes parents de cette façon. Je pousse un long soupir. « Je sais pas. Je pense pas, je vais y réfléchir. C’est vraiment bien ici, tu sais. » Elle ne répond pas. « Darcy…Enfin, tu peux toujours venir squatter le canapé, je te laisserai même ma chambre si tu veux. » J’essaie de l’amuser, même si je sais que j’ai brisé le petit moment. « Ouais…J’dois y aller, il est tard. » Je n’ai pas le temps de lui dire au revoir qu’elle raccroche. Je fais de même. J’aurais pu partir, mais j’en avais pas réellement envie.
Je n’aimais pas Vancouver, je suis donc retourné vivre dans la banlieue de Kelowna, me trouvant un petit appartement à Penticton. Là-bas, ce fut plus simple de me trouver un job, apparemment les mécaniciens ne couraient pas les rues à mon arrivée. Même que c’était plutôt le contraire, le seul mécano en ville était un vieillard qui désirait prendre sa retraite. Son fils travaillait avec lui, mais suite à un conflit celui-ci avait laissé tomber le projet de reprendre l’entreprise familiale, laissant le vieil homme en plan.
..
Ses doigts glissent dans mes cheveux et je sens ses ongles frôler ma nuque. Je frissonne puis soupire, embrassant de plus belle la grande brune au teint hâlé. Je ne connais pas son prénom, peut-être que si je regardais sur l’étiquette du haut que je lui ai retiré en rentrant, je le saurais. Mes mains errent sur ses cuisses et j’entreprends de retirer son sous-vêtement quand on frappe violemment à la porte. Elle me mord la lèvre inférieure et je soupire puis ferme les yeux, lui rendant son baiser. Les coups dans l’entrée se font plus insistants, me déconcentrant alors que je regarde la serveuse allongée en lingerie sur le lit. Je passe une main dans mes cheveux, un peu agacé. « J’reviens, ça doit être un voisin con qui s’énerve encore. » Depuis qu’Isabel est partie, disons que je m’en donne à cœur joie sur le célibat. Les pauvres demoiselles qui demandent un prix spécial pour une réparation de leur voiture, des serveuses que je vois un peu trop fréquemment, je ne suis pas vraiment fier, mais en même temps il faut bien trouver un point positif à être célibataire, non? Je ne prends pas la peine de remettre mon pantalon, me dirigeant en boxer dans l’entrée. Quand j’ouvre la porte, je regrette aussitôt de ne pas m’être habillé. Deux flics se tiennent devant moi, un air sérieux imprimé sur leur visage. Je me sens soudainement plutôt idiot en sous-vêtements. « Vous êtes bien Braedan Mulligan? » Le premier flic me regarde de la tête aux pieds, l’air de se demander ce que je fabrique. En même temps, je suis chez moi, je peux bien me promener nu si j’en ai envie. Je panique un peu, me demandant ce que je peux avoir fait de mal. « Heu, oui, c’est moi… » Le deuxième policier se racle la gorge, je sens qu’il y a un certain malaise, et ça ne vient pas du fait que je suis en sous-vêtements. « Nous devons vous parler, peut-être que ce serait mieux si vous alliez vous habiller. » Il sourit moqueusement, mais on dirait qu’il garde toujours cet air froid sur son visage malgré le sourire. Je les invite à entrer, pointant la table de la cuisine. Quand j’arrive dans la chambre, la demoiselle a déjà commencé à remettre ses vêtements. Je me mords la lèvre inférieure. « J’suis désolé, je sais pas du tout ce qui se passe. » Elle me regarde d’un air ennuyé et soupire. « Non, ça va, j’ai l’habitude. » Remettant en place son débardeur, elle passe le cadre de la porte et je la suis, l’accompagnant jusqu’à l’entrée. Me tournant vers mes « invités », le premier policier me regarde dans les yeux. « Je pense que vous feriez mieux de vous asseoir. » Je m’exécute, puis le deuxième flic ouvre la bouche pour parler à son tour. « Une patiente a été admise hier soir, elle a dit s’appeler Isabel mais a refusé de divulguer son nom de famille. » Je fronce les sourcils. Je ne comprends pas pourquoi deux policiers viennent me parler d’Isabel et de ses problèmes médicaux. En fait, je me demande aussi comment ils ont pu me retrouver à l’autre bout de la province, mais j’évite cette question. Ce sont des flics après tout, ils doivent avoir leurs méthodes. « Est-ce qu’elle va bien? » Je pose la question tout naturellement, car c’est normal de poser ce genre de question. « Elle est déjà sortie. Le bébé, lui, par contre… » Je le coupe aussitôt. « Le bébé? Quel bébé? » Les deux policiers se concertent. La discussion dure près de deux heures. Isabel était apparemment enceinte quand elle est partie. Elle ne le savait pas encore, et lorsqu’elle l’a appris, elle n’a pas voulu avorter. En même temps, quand j’y pense, elle a toujours été plutôt raide sur certains principes. Alors elle a fait pire qu’avorter. Je les écoute me raconter qu’elle a admis avoir abusé de pilules amaigrissantes et de laxatifs durant la grossesse, voulant à tout prix cacher celle-ci. « C’est un miracle qu’il soit en vie. Il va avoir besoin de soins, mais il a eu beaucoup de chance. » Je crois qu’ils me répètent cette phrase au moins cinquante fois durant l’entretient. Mes doigts tapotent sur la table en bois nerveusement, et j’attends qu’ils aient fini de tourner autour du pot. Après m’avoir raconté en long et en large l’incapacité et le désintérêt d’Isabel à s’occuper de notre enfant, je me doute de ce qui s’en vient. Puis comme de fait, un des policiers me sort des formulaires d’une mallette que je n’avais même pas remarquée. Il y a tellement de lecture que seulement voir les mots écrits à l’encre noir sur les feuilles blanches me donnent mal à la tête. « Si vous refusez la garde, il ira aux parents d’Isabel. Et s’ils n’en veulent pas, on envisagera une famille d’accueil. » Je pose mes doigts sur les papiers et les attire vers moi. C’est de la pure folie que de penser un seul instant que je serais capable de m’occuper d’un gamin, seul de surcroît, mais en même temps je ne peux pas me permettre de l’envoyer n’importe où. Sous l’impulsion, je suis prêt à signer tout de suite. Puis je m’arrête sur ma lancée, regardant les inconnus devant moi. « Euh, est-ce que je pourrais le voir? »
Pour être franc, la dernière fois où je suis allé à l’hôpital, c’était lorsque je me suis cassé un bras plus jeune en faisant une vilaine chute lors d’un match de rugby. Quand Darcy est née, je suis allé la voir, mais ce n’était pas comme ça. Ma mère était dans une chambre normale, et ma petite sœur était dans une pouponnière avec d’autres bébés parfaitement en santé. Là, c’est différent. Des fils sortent des petits lits, reliés à des machines. Des poupons minuscules. Les soins intensifs néonataux sont beaucoup trop déprimants. Ma gorge se serre quand j’ai finalement revêtu l’espèce de tunique étrange pour entrer dans la pièce, et quand j’approche du bébé chétif et beaucoup trop petit pour être en santé, je repense à Isabel et je la déteste. Comment est-ce qu’elle a pu faire un truc pareil. La main de l’infirmier se pose sur mon bras et il me dit que je ne peux pas rester trop longtemps. Je réalise que je pleure comme un gamin. J’ai signé les papiers sans aucune hésitation.
...
Les premiers temps n’ont pas été de tout repos. Je croyais que mon fils était en parfaite santé – du moins pour un bébé né sous-alimenté – mais ce n’était pas le cas. Quelques semaines après sa naissance, ils ont détecté les problèmes cardiaques. L’opération a été difficile à gérer. Moralement, j’étais détruit. C’est difficile de supporter tout ça lorsque vous êtes seul. Je suis resté quelques semaines à Vancouver, le temps que l’état de santé du minuscule bébé se stabilise. J’ai réalisé que j’étais un papa poule quand Camden est revenu à la maison. Je n’avais jamais eu à m’occuper d’un enfant avant, et je m’inquiétais pour n’importe quoi. Il pleurnichait et je m’affolais, croyant qu’il allait mourir. J’appelais à l’hôpital en plein milieu de la nuit pour poser des questions, prenais sa température pour réaliser que tout était parfaitement normal à chaque fois et prenais au pied de la lettre chaque directive du médecin. Je n’ai jamais été un grand lecteur, mais quand mon fils est né, j’ai épluché tous les livres possibles sur les bébés. Je n’aurais jamais cru prendre ce rôle autant au sérieux.
(Braedan, 34 ans)
C’est la première fois que Darcy vient à la maison. En même temps, avant, j’étais dans ce tout petit appartement, il n’y avait pas beaucoup de place, déjà avec Camden c’était plutôt chaud. Ce n’est pas une grande maison, mais avec ses trois chambres, j’ai même pu faire une chambre d’amis. Enfin, c’est surtout pour la babysitter quand je dois rentrer tard. Cette fois-ci, c’est ma sœur qui y dort. Préparant du café, je la regarde bercer la minuscule tête blonde qui ne proteste pas sous les baisers et les câlins. « J’en reviens pas qu’elle ait pu faire ça. On dirait un scénario de film ultra-tordu. » Je soupire et sors la crème du réfrigérateur, puis fouille dans l’armoire à la recherche du sucrier. « Laisse tomber, Darcy, j’aime mieux même plus y penser. » Elle reste silencieuse un moment. Ce n’est pas un malaise mais plutôt qu’elle joue avec mon fils qu’elle a dans les bras. Ça m’avait manqué, de l’avoir dans les parages, et je suis plutôt heureux qu’elle puisse enfin le voir autrement qu’en photos. « Tu sais, les parents sont plutôt heureux pour toi. » Je lève les yeux au ciel et rapproche la tasse de café pour qu’elle puisse la saisir. Je porte la mienne à mes lèvres et en prends une gorgée brûlante avant de hausser les épaules. « S’ils ont un truc à me dire, ils ont mon numéro. » Elle fait une légère moue et alors qu’elle tente d’attraper la tasse, Camden tend le bras pour faire de même. Je dépose mon café sur la table et prends le bébé dans mes bras. Depuis la première fois où je l’ai vu, il a franchement pris du poids. Je dépose un baiser sur son front et ma sœur glousse. « Quoi? » Elle hoche la tête en prenant son café. « Rien, je me disais que tu dois passer tes dimanches au parc à draguer avec ta poussette. » Je regarde les yeux bleu-gris de mon fils puis fais une petite moue. « Impossible, de toute façon il me volerait la vedette. » Elle rigole, puis je grimace quand il se met à tirer mes cheveux. Elle regarde son café puis se fait un peu plus sérieuse. « J’suppose que tu vas pas te recaser de sitôt, non? » Je fronce les sourcils. J’aime pas trop quand elle se mêle autant de mes affaires. Je l’aime bien, mais ça, c’est tout de même assez personnel. « Je sais pas, disons que c’est pas dans mes priorités. » Je me vois mal lui expliquer que je n’y arrive pas, en fait. J’aimerais vraiment, mais il y a toujours ce truc qui me bloque. Elle sait pertinemment que je tombe amoureux trop facilement, et c’est pour ça que je préfère mettre une barrière pour ne pas faire de bêtises. Je ne peux pas me permettre de me caser avec n’importe qui, de tomber en amour avec la première fille que je vois. Si ça se trouve je pourrais bien flasher sur une des filles de la boîte de striptease que je fréquente parfois quand je me sens un peu trop seul. « Ça te ferait pas de mal pourtant. Depuis que tu as Cam, on dirait que tu es toujours tout seul. » Je reste silencieux. Il est vrai que j’essaie de garder les filles que je rencontre le plus loin possible de mon fils. Bien sûr je ne me prive pas des aventures de temps à autres, mais c’est différent. Ça ne dure jamais bien longtemps, et c’est ce que je veux d’ailleurs.
(Braedan, maintenant)
Il y a deux mois, le propriétaire du garage a décidé de mettre en vente. J’ai acheté sans hésiter, après tout la business marchait bien, on a pas mal de clients et c’est plutôt payant. Depuis que Camden est arrivé, on dirait que tout a changé. La maison, maintenant proprio du garage, je suis tout seul pour m’occuper de mon gamin et la seule chose qui me cause encore et toujours problème, c’est ce satané désordre dans la maison. Enfin, c’est certain que financièrement, avec les paiements pour l’entreprise en plus de la maison, c’est pas très évident, et il m’arrive de travailler un peu plus tard que prévu, emmenant Cam avec moi pour éviter de le laisser trop longtemps avec la babysitter. On s’attache à ces gamins, quoi qu’on puisse en dire. J’ai reçu une lettre d’Isabel il y a quelques semaines. Je ne l’ai pas ouvert, elle était indiquée au nom de « son fils ». J’ai été tenté de la déchiqueter, mais j’ai préféré la garder. Elle est avec les deux autres, s’il a un jour envie de la lire elle sera là.

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Lexie TrevelyanLexie Trevelyan
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:24

Braaaaaaaaaaaaaaaaaad BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 214631792 Trop contente de te voir ici BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 367176868
Bienvenue parmi nous BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3359858375
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:29

Ton gif BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 1312272904
Je te souhaite bienvenue et je suis contente que grâce à OC Brad puisse revivre BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 451251180 J'ai hâte de lire ta fiche et de te valider BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 1367568556
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Braedan MulliganBraedan Mulligan
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:33

MERCI Very Happy
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Lexie TrevelyanLexie Trevelyan
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:42

C'est presque bon, tu as juste oublié de préciser le groupe et l'arrivée de Brad dans la ville Very Happy
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AnonymousInvité
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:44

BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3315136424 I love you I love you I love you I love you BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2259019428 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 1312272904 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 789433406 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 713668554 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2761221343 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3637542694 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 367176868 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3228760627 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3472601871 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 214631792
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:48

Je suis trop un boulet. xd

Skye BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2259019428 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 1312272904 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 3434706306 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 408437545 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 789433406 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 794082587 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2761221343 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2808271801 BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 2993072518
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MessageSujet: Re: BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud EmptyMar 12 Mai - 22:53

Félicitation Braedan

Je confirme, t'es un boulet BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 141714320 Tout est donc bon, j'ai le plaisir de te valider jeune padawan, amuse-toi bien parmi nous BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 214631792

Bienvenue officiellement sur Oh Canada
Tu peux dès à présent aller plus en avant sur le forum et découvrir les merveilles qu'il renferme ainsi que sympathiser et délirer avec les autres membres si ce n'est pas déjà fait ! Cependant afin de ne pas te lâcher complètement dans la nature, voici quelques liens que je me permets de te conseiller ! Tout d'abord si tu ne l'as pas encore fait, je te conseille d'aller jeter un petit coup d'oeil au règlement, c'est toujours bien de savoir à quoi on a à faire ! Ensuite je pense que tu ne vas pas vivre sous les ponts, donc files faire une demande de logement et après va recenser ton métier. C'est toujours bien de savoir où notre personnage va travailler ! D'ailleurs si tu as besoin d'un baby-sitter, d'un colocataire ou que sais-je encore, tu peux faire un tour aux petites annonces, ça peut être très utile !

Mais bon je suis sûre que tu es surtout impatient(e) de créer ta fiche de liens pour te faire des amis ! D'ailleurs il se peut que tu ais besoin de personnes particulière, comme ta moitié ou ta voisine perdue de vue  ? Si c'est le cas va créer des scénarios, si tu cherches plutôt ta grande tante qui fume comme un pompier et ton cousin germain, c'est une famille qu'il faut que tu crées. Dans tous les cas, j'espère qu'ils seront pris bientôt ! Après si l'envie de RP est présente je t'invite aussi à aller dans ce sujet. Tu pourras peut-être trouver des personnes qui ont besoin d'un partenaire ou tu peux aussi en demander un ! Ensuite, quand tu auras des rps par milliers, pour ne pas les oublier, tu peux les mettre dans ton profil. Sinon je te recommande vivement le flood où l'on s'amuse comme des petits fous & de passer sur la ChatBox pour rigoler un petit peu ! Puis si après tous ses petits liens tu as peur de ne pas y arriver, n'hésites pas à demander à être parrainé. Sinon pour toutes tes demandes, de lieux ou de rang c'est à la préfecture qui faut se rendre. Surtout, n'ais pas peur de faire le petit curieux et va voir un peu partout dans le forum.
Et une dernière chose, amuses-toi avec nous  BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud 975515908  

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BRAEDAN ≈ tell me a piece of your history that you've never said out loud

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